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 Aqua

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Aqua


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Messages : 165
Points de vie : 215
Attaque : 18
Magie : 27
Soin : 20

Keyblade Master

Mar 22 Sep - 0:18
Aqua
ATTAQUE
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DÉFENSE
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MAGIE
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SOIN
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VIE
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« Together... Always. »
✦ Prénom : Aqua
✧ Âge : Environ une vingtaine d'années ; le temps passe différemment dans le Realm of Darkness.
✦ Groupe : Mages
✧ Rang : Keyblade Master
✦ Type d'arme : Keyblade
✧ Type préféré de combat : Aqua est une mage de haut niveau ; elle se spécialise dans les sorts poussés, mais fait aussi preuve d'une agilité surprenante lorsqu'elle se bat, celle-ci compensant amplement pour son manque flagrant de force.
✦ Pouvoir spécial : Aqua a une étrange habileté lui permettant de sentir plus qu'une personne normale l'afflux de ténèbres et de lumière dans un rayon assez poussé, allez savoir pourquoi.


Tu sais, j'ai tout un Caractère;
Aimer.[eme] Verbe transitif.
Éprouver de l'affection, de l'amitié, de la tendresse, de la sympathie pour (qqn).
Leurs doigts s'effleurent et elle sent soudain en elle son cœur entrer en ébullition. Son regard croise son air distrait, se dérobe dès qu'il remarque ses yeux sur lui. Et si... Et si se permettait-elle ne serait-ce qu'un millimètre de plus, que leurs doigts rentrent tout bonnement en collision, que, subrepticement, ses phalanges viennent caresser les siennes? Le remarquerait-il? Comment réagirait-il? Et si, de ce même mouvement, répondait-il à cette ultime demande en enlaçant leurs doigts? Stagnent les courtes fabulations du futur hypothétique, au moment où la voix d'Eraqus retentit.

Détermination.[detɛʀminasjɔ̃] Nom féminin.
Attitude d'une personne qui agit sans hésitation, selon les décisions qu'elle a prises.
Une force qui faiblit, qui vacille. Elle est seule contre le monde. Et elles approchent, prenant de leurs chemins sinueux dans les ombres métamorphosant leur contenance. Master Keeper s'illumine de tons verdâtres et orangés, en son cœur fulminant une volonté inégalable. Leur visage revient à son esprit et elle retrouve ce courage qui, encore, avait menacé de la quitter. Mais elle ne pouvait pas. Il y aurait toujours un moyen, oui, elle trouverait un moyen. Et elle s'élance, de sa gorge naissant un puissant hurlement au moment où elle assène le coup. « Vous ne m'aurez pas! »

Dévotion.[devosjɔ̃] Nom féminin.
FIG. Respect fervent, passionné.
Il y eut souvent de ces moments où, seule, elle contemplait le chemin qu'ils avaient fait ensemble, les chimères de ce qui était à venir. Elle se prenait à penser à leur sourire, à leur voix, à leurs plaisanteries comme à leurs rêves. À force de se pencher sur ce qu'elle ressentait à leur égard, elle en vint à une certaine épiphanie, au fil de ces moments, au fil de ces réflexions; elle découvrit à quel point elle serait prête à tout pour conserver ce qui les unissait tous les trois; pour eux, elle remuerait ciel et terre.

Douce.[dus] Adjectif féminin.
Qui ne heurte, ne blesse personne, n'impose rien, ne se met pas en colère.
Elle n'a jamais aimé hausser le ton. Sa voix se faisait toujours feutrée; le murmure d'une brise entre les feuilles. « Tu sais… » susurre-t-elle, brisant le silence ambiant alors que leurs regards se croisent à peine dans la pénombre. Elle laisse les secondes couler entre ses paroles, attendant sa réponse. Et elle vient; un faible vibrato interrogatif de ses cordes vocales. Ses yeux se posent à peine sur lui qu'une seconde; un faible sourire orne ses lèvres. « J'aimerais me perdre dans ce genre de moments; qu'on puisse y rester. C'est possible, tu crois? »

Espérer.[ɛspeʀe] Verbe intransitif.
Avoir confiance.
Elle a marché si longtemps à travers les chemins les plus amèrement sinueux de cette contrée hostile, la solitude comme seule présence, aussi rassurante qu'insoutenable. Souvent, son regard s'est perdu où le ciel aurait dû se trouver, confronté à ce vide constant, prenant sa gorge, serrant son cœur. Mais elle persévère, continue et continuera, sans relâche. Cette douce flamme brûle encore, un phare dans le tumulte ténébreux. Une main sur son cœur, serrant son Wayfinder, elle espère. Un jour, elle sait, lorsqu'elle posera son regard vers le ciel, elle verra à nouveau scintiller les étoiles.

Maternelle.[matɛʀnɛl] Adjectif féminin.
Qui rappelle la tendresse d'une mère.
« Ven? »  Et il était là, le regard par terre, une expression renfrognée se peignant sur son visage comme le plus dramatique des tableaux. Il déambule, bottant au passage un caillou. Elle s'approche, mine de rien, se penchant à sa hauteur, main sur son épaule, regard inquiet. « Hé... Qu'est-ce qui ne va pas? » Il n'ose relever le regard qu'au moment où, insistante, elle repose sa question. Aucun mot ne s'échappe cependant de ses lèvres; elle ne voit que son regard s'embrumer de larmes abondantes. Nul besoin de mots: elle le prend dans ses bras.

Modeste.[mɔdɛst] Adjectif.
Qui a une opinion modérée, réservée, de son propre mérite, se comporte avec modestie.
Rainfell fracasse l'imposante Keyblade de son camarade durement, celui-ci ayant laissé une faille dans son jeu qu'elle avait su capter, malgré son initiative qui lui avait semblé maladroite. Elle saute, évitant une nouvelle offensive de son adversaire, puis dirige un coup sur son flanc; attaque qu'il a du mal à éviter. Elle a toujours su se montrer plus agile que lui. Terra toussote. « ... Joli coup. » Aqua se redresse, surprise. « Non... C'était rien; vraiment, c'était hésitant et maladroit, un coup de chance, tout au plus. » Et il secoue la tête, laissant s'échapper un soupir.

Neurasthénie.[nøʀasteni] Nom féminin.
État durable d'abattement accompagné de tristesse, de fatigabilité mentale.
Ses genoux tremblent; difficilement, elle tente une dernière offensive. Bruit sourd de son corps qui chute au sol, tintement de Master Keeper qui s'échoue, glisse plus loin. Une peur panique s'empare de ses tripes et sa main s'élève, tremblante, le bout de son index ne frôlant qu'à peine l'arme salvatrice, après maints efforts. Les secondes passent; les éclats jaunâtres s'accumulent, passent dans sa rétine comme seule source de lumière, menaçante. Faible plainte. Sa main retombe mollement contre le sol, sa joue venant choir contre la pierre, le regard vide, en un soupir : « Quelle importance…? »

Protéger.[pʀɔteʒe] Verbe transitif.
Aider (une personne, un animal) de manière à mettre à l'abri d'une attaque, des mauvais traitements, d'un danger.
« Pour toujours, si je le dois. » Échos incessants de diatribes passées. Aqua regarde autour d'elle les chaînes épaisses s'illuminant en vagues sur les murs immaculés. Elle s'avance dans cette salle nouvellement créée, l'explore, avec la certitude qu'ici, jusqu'à ce qu'elle revienne, il sera en sécurité. Ici, il pourra l'attendre; elle ramènera à lui sa propre lumière et celle de Terra. Tous deux, ils le réveilleront. Tous deux, ils franchiront cette épreuve. Il ne pouvait dormir longtemps, si leurs deux lumières étaient combinées; il reviendrait vite à eux, sauf. « Je veillerai sur lui. »

Sensible.[sɑ̃sibl] Adjectif.
Capable de sentiment, d'une vie affective intense ; apte à ressentir profondément les impressions et à y intéresser sa personne tout entière.
Le soleil était déjà haut dans le ciel quand ils entamèrent une nouvelle ronde, le fracas des Keyblades bien audible, en écho contre les montagnes. Ne te retiens pas, lui avait-il dit, entre deux entrechoquements. Et les coups de l'aîné fusaient, toujours plus forts et acharnés contre un Ventus bien courageux, bien téméraire. Et chacun de ces coups résonnait contre la conscience d'Aqua, qui sentait à chaque impact l'éruption de son inquiétude grandissante. Fais attention, voulait-elle lui dire, bien que le sourire de Terra trahissait bien ses intentions; il se retenait, comme à son habitude.


C'est mon passé qui m'a forgé comme je suis;
Terra. Seulement son nom semble donner à ma gorge une pression étouffante. J’aurais tant envie de le revoir. J'aurais tant envie de caresser sa joue, de le sentir; de sentir sa présence ou même de seulement entendre sa voix. Elle me semble si lointaine, trop loin pour que mon esprit troublé, en méandres incessants, ne puisse s’en saisir. Si seulement elle pouvait fuser, s'exclamer, douce berceuse à mes oreilles! Ce n'est pourtant que le silence qui répond a mes appels, qu'une lumière s'amenuisant doucement dans les volutes épaisses des Ténèbres.

Son visage revient sans cesse à ma mémoire, aussi clair que jadis ses yeux l'ont été. Ce qu’il aurait pu me dire reste gravé dans ma conscience, dans mon cœur. Ce sont des choses que jamais je n’oublierai. Il m’avait toujours semblé juste, à sa manière parfois calme, parfois plus téméraire. Sa rigueur inspirait ma force, comme moi, je l'espère, j'ai pu inspirer sa sérénité par ma douceur. Pour si longtemps avait-on été complices; dans les moments plus difficiles, nous avions su tourner la page, nous montrer optimistes. Nous avions continué d'espérer, même une fois prisonniers de l’abysse le plus profond. Nous étions les deux côtés d'une pièce, le blanc et le noir; pourtant, notre rivalité était la force de notre amitié, nos différences soudant de plus belle nos ressemblances; nous étions unis, plus forts ensemble que seuls, si bien que, sans lui, je n'étais plus que la moitié d'un tout, un simple fragment. Sans lui, que sais-je ce que je serais devenue?

Que serions-nous devenus... ?

Nos entraînements, il y a de cela ce qui me semble être une éternité, avaient toujours été acharnés. Nous avions partagé le même rêve depuis si longtemps, donnant sueur et sang à une cause qui nous semblait plus grande encore. Nous allions être les protecteurs des mondes déchus, les protecteurs du si fragile équilibre entre Lumière et Ténèbres. Nous étions élus, si jeunes lors de notre arrivée, si différents et si unis;  deux âmes en perdition qui ne demandaient qu'à être aimées; qu'à recevoir ce qui nous avait été durement arraché par les griffes acérées de monstres si démesurément cauchemardesques.

Le Land of Departure. Là-bas, tout était si clair. Le ciel était si près de nous, garni de ses nombreuses étoiles, nos guides, le cœur des autres mondes brillant doucement, ou d’un bleu azuré poignant. Le soleil réchauffant l’atmosphère de sa lumière dorée. Le blanc du palais et la beauté des environs. Les combats acharnés que nous menions avec notre Keyblade, lorsque, finalement, nous l'avions acquise; la rumeur du vent jouant dans nos cheveux à chacun de nos fracas, notre sourire trahissant notre complicité tandis que nous passions pour des rivaux sous les yeux de celui qui nous considérait comme ses pupilles, qui se contentait de regarder, souriant certainement intérieurement. Ce sont de bons souvenirs. Oui, ces temps étaient presque parfaits.

Du plus loin que je me souvienne, Terra y était avec moi, étudiant sous la tutelle du maître. Eraqus.  Il nous a pris sous son aile, nous a donné une nouvelle vie, nous a éduqués comme ses propres enfants. J'avais à peine une dizaine d'années quand j'y suis arrivée.  Rapidement, je m'étais faite à  cette nouvelle vie qu'il m'offrait.  J’ai eu tant de respect pour cet homme, respect que je garde encore aujourd’hui. Il a suivi de nobles causes. Il nous a éduqué la sagesse, nous a enseigné l’art de la Keyblade et nous a inculqué nos plus profondes valeurs. Je lui dois tout, à lui aussi. Tout; pour ce qu’il m’a donné, que je n’ai pu lui rendre. J’aurais tant envie d’honorer ses bienfaits, mais ici, je ne suis qu’une ombre parmi tant d’autres.

Je me souviens encore de ce jeune garçon qui avait un jour franchi les portes du palais. C'était quatre ans avant le commencement de l’épopée qui nous fractionnerait à jamais, avant le point de non-retour. De ce jeune garçon, je me souviendrai toujours de ses yeux vides, inexpressifs. Il semblait torturé par quelque chose que nous pouvions voir, une force du Destin qui nous était inatteignable. Tandis que nous nous entraînions, encore et toujours, il était rentré, accompagné de cette silhouette sombre qui partit converser avec notre maître. Quelque chose de nouveau, dans ces terres, était rare, peut-être est-ce cela qui avait causé notre enthousiasme face à ce nouveau venu, au moment de son arrivée. Nous étions encore jeunes, trop naïfs.

Ventus. Il était si jeune à l’époque, n’avait pas plus qu’une douzaine d’années. Nous découvrîmes celui qui allait changer nos vies ainsi, simplement en nous présentant. Terra, enthousiaste, cependant, de ses questions avait fait paniquer le pauvre garçon. Il était tombé, se serrant la tête, sous nos regards consternés. J’étais à son chevet durant les jours où il fut prisonnier d’un profond sommeil, ne semblant pas se réveiller. Déjà, j’étais soucieuse de lui. Je me posais des tonnes de questions, celles qui restaient souvent sans réponse. Il se souvenait de son nom, mais son passé restait flou. Il ne savait plus. C’est ce qu’Eraqus nous avait dit. Il était nouveau, ici, et il semblait si fragile. C’est peut-être pour cette raison que je veillais sur lui ainsi. Le jour de son réveil fut comme un choc pour nous tous. J’étais si heureuse que je m’empressais d’aller avertir Terra et Eraqus du regain de conscience dont il avait alors fait preuve. Je me souviens avoir pleuré de joie tant j'avais senti le poids immense de l'inquiétude me quitter. Plus le temps avançait, plus les jours continuaient leur fil infini, plus le jeune homme reprenait de ses forces, semblant même reprendre vie, comme si, avec son éveil, il redevenait qui il avait jadis été. Ses mémoires ne revinrent cependant pas, au grand dépit de ce pauvre petit. Elles furent cependant rapidement remplacées par l’enseignement du Maître, qui, je pourrais encore le dire comme je le disais avant, était sans faille et sûrement le meilleur que l’on pouvait obtenir. Son énergie fut depuis ce jour béni où il ouvrit enfin les yeux quelque chose qui trouvait place dans nos cœurs. Le nouvel apprenti d’Eraqus se montrait chaque jour plus compétent, tandis que nous nous occupâmes à forger avec lui un puissant lien d’amitié. De deux, nous étions passés à trois. Inséparables. Rien n’était plus puissant que cette amitié qui nous liait, à travers nos entraînements et nos escapades sous la lumière argentée de la lune, à regarder les étoiles. À nous trois, nous étions une équipe, un trio indissociable, tous poursuivant le même but, aussi simple ait-il été : devenir maître de la Keyblade. Cette harmonie dans laquelle nous vivions ne pouvait vraiment être brisée. Les années passèrent ainsi doucement, sous l’emprise du temps qui coule entre les mondes.

Ces temps étaient plus simples. Oh, tout était tellement plus simple. Je me souviens de la fracture, de la douloureuse explosion de nos cœurs fragmentés; comme des millions d’éclats. Disséminés; nous ne sommes devenus que des parcelles scintillant dans un endroit lugubre; sombre. Ténébreux et sans espoir. Est-ce mon cœur, ainsi morcelé, mon esprit tumultueux, mon âme déchirée qui me dictent la mélancolie de ces moments? Si seulement je pouvais le savoir, trouver la voie, la lumière qui pourrait me guider, m’aider à comprendre. Ces pièces ainsi éparpillées, notre amitié, nos âmes en perdition, devaient-elles vraiment en finir ainsi?

Mon cœur se serre en pensant à tout ce que j’ai pu laisser derrière. Ventus était pour moi comme un frère. J’ai promis que je serai là, un jour, pour mettre fin à son sommeil éternel; que j’aurai la force de lui faire retrouver son chemin dans la noirceur la plus totale. Ce ne sont pas des rêves silencieux que je tiens, mais une conviction de fer qui m'habite. Je sais qu’un jour, je pourrai le retrouver, le réveiller. Sa voix me manque tant, à lui aussi. Son enthousiasme débordant et sa foi en nous me manquent. Sûrement était-ce ce gain d’énergie qu’il nous donnait à tous la force de continuer; c'était bien lui qui nous rassurait dans son enthousiasme.

Oh, Ven. J'aurais tout fait pour le protéger, peut-être seulement à la vue de son âge moins avancé que le nôtre, peut-être seulement par la condition dans laquelle je l’avais connue: jamais je n'aurais voulu le voir à nouveau sombrer dans un sommeil aussi long, aussi vide. Je frissonne à penser à ce qui s'est passé. Qu’importe la raison, il était pour moi assez important pour que je ne veuille en aucun cas lui faire du mal ou l’impliquer dans des situations qui auraient facilement pu le blesser.

Ces pensées mêmes remuent en moi des émotions que je ne peux que difficilement contenir. Elles ont été enfouies depuis des lustres, si bien que de les révéler amène à mon esprit des tumultes des plus déraisonnables. C'est comme si, depuis si longtemps les avais-je refoulées, qu'instinctivement, je m’en empêchais toujours d’une main de fer, d'une détermination immuable. Peut-être ai-je simplement peur de les ressentir pleinement, de me laisser engouffrer par ma mélancolie. D’autant de mélancolie peut naître la rage, cette rage qui me dédaigne par sa proximité avec les Ténèbres. Ces Ténèbres ne doivent pas être une arme, car elle éveille dans le cœur des gens quelque chose qui peut tourner si vite contre nous-mêmes. Oh, je ne saurais mieux dire. Les péripéties que nous avons vécues à cause de cette même énergie noire ont été des leçons que nul ne pourrait oublier.

Le début de notre périple prend donc place quatre longues années après l’arrivée de Ventus. Il y eut le calme avant la tempête; ce moment béat où tous, tous aussi insouciants devant l'immensité de ce qui se préparait dans l'ombre, nous avions regardé les étoiles filantes. Avec l’espoir de nous porter chance, ayant entendu parler d’un monde où poussait un fruit à la forme étoilée, j’avais fabriqué trois pendentifs ; un pour chacun de nous. C'était à ce moment, presque trop en retard, que je leur avais offert. L’histoire que donnait ce fruit était des plus intéressantes, tout autant que la signification de ces porte-bonheurs. On disait d’eux que ceux qui les portaient partageraient une connexion inviolable: ils retrouveraient toujours leur chemin l'un vers l'autre. Même si ces porte-bonheurs devaient originalement être faits de coquillages, j’avais utilisé ce que j’avais pu trouver, du mieux que je l’avais pu.

La chance n’a pu cependant être avec nous. Le lendemain, nous passions, Terra et moi, la Mark of Mastery. Cet évènement précis sembla changer notre vie à jamais. Nous étions confiants, mais dans notre confiance, nous avions ignoré le danger qui guettait, en pleine lumière. Il était si près, tellement près qu’il est étrange que nous n’ayons pu sentir qu’il nous traquait. Je méprise celui qui nous a fait ça. Je méprise son plan, aussi brillant qu'il ait pu être à ses yeux. Je méprise les Ténèbres dans lesquelles je séjourne autant que le dernier souvenir que je garde de cet homme malsain. Si je n’avais pas su à cette époque déceler ce brin de folie jouant dans ses iris, je me sens stupide, aujourd’hui. Je ne connaissais guère cet homme, à ce moment, et bien que je ne lui aie jamais accordé une confiance folle, me relatant plus à mon Maître, l’inquiétude ne m’avait jamais alors gagnée. Elle aurait dû. Comme elle aurait dû. Peut-être que tout aurait été plus facile; nous aurions pu nous évader du conflit. Nous aurions pu détruire le plan à sa racine. Et pourtant, nous étions tous aussi aveugles. Nous étions tous aussi sourds, baignant dans l'innocence, dans notre naïveté.

Malgré le fait que je réussissais l'épreuve, que je devenais Maître, j’étais détruite, car mon meilleur ami, pour sa part, n’avait pu réussir. Il n’avait pu, d’une manière incompréhensible, filtrer les ténèbres qui s’étaient emparées soudainement de lui.

Ces mêmes ténèbres qui causèrent sa perdition.

Terra et moi, nous avions toujours été des opposés, les deux côtés d'une pièce. Que je sois maître sans lui me déstabilisait au plus haut point. C'était inconcevable.

Je me souviens d’avoir été autant choquée que surprise. Les ténèbres? C'était encore un concept bien lointain à nos yeux : nous en entendions tant parler, mais nous ne savions aucunement l'identifier, et encore moins la déceler lorsqu'elle nous habitait. Oh, Terra. Sa peine était palpable, l'aura de son chagrin rendant l'atmosphère atrocement lourde. J’aurais voulu à ce moment le serrer dans mes bras; j'aurais voulu lui faire oublier. Sa déception était démesurée. Il n’a qu’à peine voulu nous parler; il n’a fait que s’évader, nous laissant là, autant surpris qu’anéantis. Peut-être était-il normal de ne pas vouloir nous entendre nous morfondre sur son sort, et pourtant… Le réconforter. Ce que j’aurais aimé le réconforter. C’était tout de même un rêve qui se retrouvait brisé, fragmenté. Un rêve que nous avions tous eu depuis si longtemps. Je n’aurais pu me réjouir de mon nouveau titre que s’il avait été nommé avec moi.

Là n’était cependant pas la plus grande tragédie qui s’abattrait alors sur nous. On nous informait tous deux alors de ces étranges phénomènes se nourrissant des énergies négatives. Il fallait les abattre. Il fallait retrouver celui qui causerait notre perte. S'étalait devant nous une étendue de ruines dans laquelle nous entamèrent notre progression, pas à pas, s’enfonçant doucement vers notre sort funeste. Nous étions alors si jeunes et si confiants. Nul n’aurait pu croire ce qui allait venir; cette plaie béante qui resterait toujours aussi sensible. Nous avons tellement voyagé entre les mondes, tentant de trouver la voie, le chemin qui nous mènerait vers la réponse ultime à nos interrogations vaines. Ventus s’était enfui. D’autant que je me souvienne, ma mission avait été de le ramener à la maison; de garder un œil sur Terra. Mes rencontres furent souvent alarmantes. Une, parmi elles, eut raison de mon doute. J’espérais tant que mon ami puisse retrouver la voie vers la lumière, qu’il soit assez fort pour combattre les Ténèbres qui le prenaient.

J'avais tant d'espoir, et j'en ai encore, même maintenant, même lorsque mes yeux se posent sur l'étendue noirâtre, lorsque ma mémoire rappelle son visage à mon esprit. Terra. J'espère de tout  coeur que tu vas bien.

Il y eut Radiant Garden, où plusieurs péripéties se suivirent, inlassables. Ce fut où je rencontrais Mickey que je sauvais une jeune enfant au cœur pur. Kairi. Petite chose fragile, infiniment spéciale. Je m'empressai, pour la protéger, d'enchanter son pendentif comme je l'avais fait pour les nôtres, afin que la lumière d’un autre, dans un moment propice, puisse la sauver. Je croisai à ce moment mes amis alors que, dévouée à ma cause, je tentai de détruire un large Unversed.

Nos retrouvailles furent cependant de courte durée.

J'informai Terra des conséquences de ses actions sur les mondes que nous avions tous deux visités, lui-même surpris, sinon anéanti, d'apprendre que le Maître m'avait confié la tâche de garder un oeil sur lui. Furibond, il s'éclipsait, me sommant de le laisser tranquille, à mon grand désarroi. Ventus, dans son innocence encore enfantine, dans sa dévotion envers notre aîné, eut tôt fait de laisser s'échapper de ses lèvres remarques intempestives à mon sujet, me glissant à nouveau des doigts au moment même où je le sommais de rentrer. Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas.

J’étais une fois de plus laissée à moi-même; je sentis mon monde s'écrouler autour de moi; je vis d'imposantes crevasses m'éloigner de Ventus comme de Terra, formant entre nous une horrible distance qui eut tôt fait de m'anéantir, laissant en mon intérieur couler maintes plaintes et incompréhensions.

J'aurais cru que mes problèmes en finiraient ainsi; que je pourrai les régler en continuant ma route, mais là ne fut pas le cas. Je fus stoppée dans mon incompréhension mélancolique par celui que Terra avait appelé Vanitas; le jeune homme au masque. Ce... Ce monstre. Je ne peux le définir autrement; les ténèbres s'émanaient de lui telles les volutes sombres de ce monde abominable dans lequel je suis prisonnière. Elles me semblaient toutes autant écoeurantes, abjectes, repoussantes.

Nous avons combattu, et, au moment où je crus l'avoir, où son corps gisait sur le sol, où ma main s'approchât de son masque, un rire terrifiant s'échappait. Il lança des diatribes sur Ventus; déclamant comment il avait un plan le concernant, lui, tout particulièrement, celui-ci englobant cependant d'une certaine manière notre participation.

Je me résolvais à ce jour de faire ce qui serait en mon pouvoir pour les aider. Nous étions tous condamnés, d’une certaine manière, à nous prendre dans une large toile que trop bien élaborée. À ce moment avais-je compris que quelque chose se préparait, mais je ne pouvais en voir l’ampleur. Je ne pouvais voir ne serait-ce qu’une petite goutte de lumière dans ce voile de ténèbres. Et encore, je n’avais pu comprendre que c’était cet homme qui préparait son plan. Je n’avais aucunement su déceler cet indice qui aurait pu m’apprendre que tout ce qui se passait était relié, loin d’être que de simples coïncidences. Ce n'était peut-être aucunement de la naïveté. Non : je m'étais sentie aveugle de ne pas m'en être rendu compte avant. Oh, j'étais beaucoup trop préoccupée par mes propres problèmes, trop inquiète à propos d’eux, qui rôdaient dans mon esprit comme des fantômes murmurant doucement leurs aberrations en troublant quelque peu ma raison.

J’étais passée à l’île où régnait des pirates cherchant des trésors, me liant d’amitié avec un certain Peter Pan, suivant ses amis dans une quête. J’y retrouvais alors ce même garçon au masque, celui qui m’avait assommée à notre première rencontre. Face à ses paroles, ses actions, je finissais par lui livrer un combat sans merci, une nouvelle fois, devant un précipice. Avec chance, surtout avec chance, je m’en sortais victorieuse. J’eus même l’audace de croire qu’il en était fini avec lui. Quelle idiote. J’étais exténuée. Sûrement avait-il fui, car, après le grand noir, ce vide auquel j’avais dû faire face, je me retrouvais là, toujours vivante, mais sans aucune trace de lui. Je ne me doutais guère que j’allais le revoir.

De cette île, je me rendais à une autre, me retrouvant envahie par une lumière, une certaine chaleur. Je retrouvais les fruits dont étaient inspirés les porte-bonheurs que j'avais confectionnés. Je rencontrais alors deux jeunes garçons. La lumière d’un me surprit, peut-être autant que de voir que l’autre détenait le Pouvoir. Je me doutais alors que Terra était passé par là, me résignais à ne pas donner à celui au cœur lumineux cette même capacité, pour tout ce que ça avait pu causer à notre amitié, me disant qu’un seul était bien assez pour lier à jamais. J’avisais cependant le jeune garçon au sourire si radieux de protéger son ami, s’il venait à s’engouffrer, un peu comme le mien, dans des allées plus sombres. Je me surprenais à penser à eux, plus que je ne l’aurais imaginé, dans ma mission. Je me surpris à penser, mais surtout à espérer.

La tempête était beaucoup plus proche, presque palpable.

Le chemin du retour fut ardent. Entre les mondes que je devais parcourir, je retrouvais alors Mickey, flottant dans les abysses entre les mondes, faible. Dans son seul murmure, je n’avais pu qu’entendre le nom de son Maître, à qui je m’empressais de l’amener. Yen Sid semblait même m’avoir attendue. Les nouvelles qui me parvinrent à ce moment ne purent que me choquer. Ainsi apprenais-je que Xehanort était derrière la mort de mon Maître. Les nouvelles venant ensuite furent plus troublantes. Des lèvres du sage sortirent un nom qui me glaça le sang. Terra. Je m’opposais fébrilement. Je ne pouvais le croire. J'eus à ce moment quelques réminiscences. Je me souviens avoir visualisé son sourire, avoir eu la gorge serrée devant ses expressions plus noires. Je me souvins de son visage avant que l’on ne parte. La recommandation du Maître repassait dans mon esprit comme un douloureux martyr. J’avais promis de lui ramener Terra. Je lui avais promis qu’il reviendrait, lumineux, afin de prouver qu’il pouvait passer la marque. Je revoyais le moment où il partait, après notre combat, prétextant qu’il ne reviendrait pas. J’étais dévastée, hors de moi. Je ne savais plus quoi penser, tout ne cessait de me troubler; j'avais la certitude, cependant, qu'il n'y était pour rien. Ça ne pouvait pas être vrai. Je me souviens que les mots m’avaient abandonnée et me laissaient souffrir dans un silence amer.

ll fallait que j'en aie le coeur net. Il fallait que je sache.

Ainsi m'aventurais-je où Terra se trouvait, vers ce qui fut notre dernière confrontation, à nous tous, notre dernier souffle collectif avant le vide. Je compris alors ce qui s’était réellement passé; le trouble de nos maux fut cependant éclipsé en laissant place à une anticipation froide de ce qui était à venir.

Nous apprîmes alors le réel but de cet homme impur, ses intentions envers Ventus, son lien avec Vanitas. C’est en essayant de stopper ses plans que chacun de nous fut éparpillé. C’est en combattant en vain que nous finîmes par payer le prix de notre courage et de notre témérité. Je perdis conscience à la suite d'un combat acharné où, avec l'aide de Mickey, je tentai de libérer de l'emprise de Vanitas le cœur de Ventus. Je me réveillais avec lui, dans la tour du valeureux Yen Sid, accompagné de Mickey et de ses acolytes.

Ventus ne pouvait se réveiller, dormait, sombrait entre Lumière et Ténèbres.

On me dit alors que son cœur rôdait, loin, trop loin pour qu’il puisse se retrouver. Il était perdu. Et je gardais espoir, à ce moment, qu’il pourrait retrouver son chemin. Je jurais qu’il serait en sécurité. Celle-ci seule n’était cependant pas la clé. Il fallait que je puisse croire en lui. Croire qu’il puisse nous revenir. Et alors que je quittais, il me montrait la voie et nous retournions dans le monde qui avait été pendant si longtemps notre chez-nous. Je le découvrais complètement détruit. Et encore, je devais rester forte. Je restais forte, me souvenant des paroles d’Eraqus, transformant mon chez-moi pour empêcher qui que ce soit d’y entrer et d’en déceler ses secrets, à l’aide de sa Keyblade, honorant ainsi sa mémoire.

Le doute ne m’avait alors effleuré l’esprit que par bribes incertaines. Je voguais alors dans ce noir, ce noir profond, émergeant qu’à l’arrivée à ce qui avait jadis été un si beau jardin; un si bel endroit. Là, devant, se trouvait cette silhouette que j’avais tant connue. Je me perdais à le voir ainsi confondu, son visage ayant tant changé. Je ne savais pas pourquoi, à ce moment, ça ne m’avait qu’à peine troublé, pourquoi je courais vers lui avec la certitude de revoir ne serait-ce qu’une étincelle de son sourire radieux. Des Ténèbres horribles avaient emprise sur lui, noirceur alarmante dans laquelle il ne se souvenait qu’à peine qui il était, même qui j’étais. Je compris. Après ses paroles, je compris qu’il n’était plus lui. Je me prononçais alors pour la première fois dans mon rang de Maître, extrêmement déterminée à le sauver. À sauver son cœur, même si je devais me battre pour lui, presque y rester pour lui, car il était peut-être tout ce qui me restait. Le combat me laissa exténuée. Je ne pouvais qu’à peine croire que je m'en sortais sans trop de blessures. Mais lui… La panique s'immisçait en moi lorsque la Keyblade de Xehanort pénétrait sa poitrine et qu'il se renversait, sombrait alors dans ce portail de noirceur dans lequel, sans aucune peur, je plongeais pour le rattraper.

Peut-être ai-je été idiote. Peut-être fus-je trop envahie par la crainte. Je ne pouvais pourtant pas le laisser ainsi au moment même où je compris, regardant le peu de lumière de la seule sortie, que je n’y arriverai pas. Laissant mon cœur parler plus que ma raison, me sacrifiant ainsi par la même occasion. Nous aurions tous deux été perdus si ça n'avait pas été de ce geste. Nous aurions tous deux sombré... Et je ne pouvais l'accepter. Oh, un jour, je me l'étais juré, même si plus de temps passait, je retournerais réveiller Ven… Même si cela pourrait prendre plus de temps que je l’aurais désespérément prévu. Basculant toujours plus bas, je me reprenais à penser à Ven. Je me reprenais à penser à Terra, un faible sourire aux lèvres. Ils allaient s’en sortir. Qu’importe ce qu’il m’arriverait, eux, ils pourraient s’en sortir. Oui.

Longtemps me suis-je demandé ce que je ferais sans eux. Suis-je réellement perdue ? Les temps semblent interminables, des lustres ont passé depuis que mes yeux ont vu la lumière. Je rôde dans le noir absolu comme une ombre. Après osè-je me poser cette question. Je ne vois aucune issue possible à ce malheur dans lequel je ne cesse de m’enfoncer. C’est en pensant à eux que je me souviens, qu’un espoir semble renaître en moi, tandis que mes mains tiennent précieusement en leur centre ce qui avait été jadis notre talisman – qui doit toujours l’être. J’ai foi en eux, ce qui me redonne peut-être même foi en une certaine issue.

Un jour, Ven. Un jour, je te réveillerai.

Nous serons là. Terra et moi, nous serons là, avec toi. Je te l'ai promis. Je te l'ai promis...

J'ai quelques particularités, vous savez;
✦ Aqua garde avec elle la Master Keeper depuis déjà dix longues années ; elle la chérit et l'utilise comme si c'était la sienne, en la mémoire de son défunt Maître.

✧ Son cœur a légèrement pris un teint ténébreux après tant de temps à rôder avec désespoir dans l'abîme.

✦ Elle garde cependant espoir de sortir, se dictant avec dévouement qu'il y a toujours un moyen.

✧ Son périple l'a hautement affaibli : combattre sans relâche les Heartless sans espoir de sommeil ou de repos affaiblira bien facilement les sens.

✦ Elle sera, en sortant, ultimement traumatisée par ce qu'elle aura affronté durant son séjour.

Statistiques
✧ Rang : Experte
✦ Points de vie : 215
✧ Attaque : 18
✦ Power Attaque : 21
✧ Magie : 27
✦ Power Cast : 39
✧ Défense : 12
✦ Soin : 20
✧ Curaga : 25


Et derrière l'écran, tout est différent;
Je suis une théière Universelle. Oui; je suis une théière. Une théière très affectionnée qui adore les câlins. Je suis une théière qui va vous aimer, parce que j'aime tout le monde, sans exception. Si non, j'aime les chats. Les chats, c'est mou, c'est poilu et ça ronronne. J'ai joué et je connais très bien toute la série de Kingdom Hearts; il le faut bien, en tant qu'administratrice! N'hésitez donc pas à me poser des questions si vous avez des problèmes, je suis toujours là pour vous!
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Aqua
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